Advertisement
Categories: Cours

Le lit de l’opéré

Advertisement

I- introduction :

L’acte chirurgical est une véritable agression, qui entraîne un déséquilibre. Ce déséquilibre est la conséquence de cette agression associée à l’anesthésie. L’attention doit donc, se porter sur l’opéré, de sa sortie de la salle d’opération, jusqu’à son installation dans le lit.

 Il s’agit donc, d’une surveillance vigilante, invoquant les différents aspects du suivi paramédical, permanent et correct ; dont la conscience et la maîtrise constitue la plateforme, sur laquelle repose la bonne cicatrisation de la plaie chirurgicale.

II- définition :

Le lit de l’opéré est un lit maniable, conçu pour recevoir tout opéré venant de sortir du bloc opératoire, qui nécessite des soins de réanimation.

III- le rôle infirmier :

       Le rôle infirmier dans la surveillance post-opératoire commence avant même que l’intervention ait pris terme. Les préparatifs de son accueil, de son installation et de son suivi durant la phase post opératoire sont mise en œuvre une fois l’intervention a débuté. 

        Le rôle infirmier concerne :

          – la préparation du lit de l’opéré.

          –  la réception et du transport du patient

          – son installation dans son lit.

1- avant l’arrivée de l’opéré :

       Tout patient ayant subi une intervention chirurgicale est transféré au service de réanimation.

La petite chirurgie ou la chirurgie d’anesthésier locale et évacuées au service de chirurgie.  

         a) Service d’accueil : la réanimation.

         C’est une suite de box aérés, propres, menus d’arrivée d’oxygène, facilement accessible. Le mobilier des box est réduit. La température ambiante varie entre 18 et 20°c.    

       La durée du séjour au sein du service de réanimation dépend de :

            – l’efficacité du protocole thérapeutique mis en œuvre.

            – de la qualité des prestations prodiguées à l’opéré.

 b) le matériel 

  • La literie :

        Le lit doit être complet, propre et désinfecté avec une alèze en toile ciré. Parfois, menu, d’un matelas alternating.

Le lit sera doté d’un mécanisme, permettant pour l’ensemble du lit, les différentes positions : horizontales, déclive est proclive.

      Il faut prévoir en plus :

– paravent

– dossier relevable

– un cerceau

– 3 bouillottes

– des serviettes.

– un réniforme

  •   Le matériel de soins et de surveillance post-opératoire :

        – Un panneau de tête coulissant verticalement jusqu’au bas du sommier, facilitant ainsi les intubations, et les examens endoscopiques au lit de

     – une source d’oxygénation

      – Un pied maintenant les flacons de la perfusion : potence

      – Un appareil d’aspiration, dont les raccords et les bocaux sont nettoyés, et désinfectés,

       – le nécessaire pour intubation, pour sondage, pour la surveillance hémodynamique.

        – le nécessaire pour les soins des plaies chirurgicales, pour les injections.

 c) La technique de la literie.

On procède comme suit :   

         – Le drap de dessous doit être bien bordé sans le moindre pli. Les plis favorisent l’escarre.

         – Les coins seront faits de deux cotés : tête et pieds.

         – L’alèze étalée.

         – Le drap de dessus, les couvertures et le couvre lit, appliqués en accordéon.

         – Un cerceau chauffant sera placé sur le lit, couvert respectivement de drap de dessus, de couvertures et de couvre lit,

        – À défaut, 3 bouillottes seront mise en place : la première sur la région de la tête ; la deuxième, au niveau du siège ; et la troisième, sous les pieds.

       2 – lors du transport :

     C’est l’anesthésiste qui, en principe, accompagne l’opéré de la salle d’opération à sa chambre.

      – S’assurer que le patient, est bien fixé au chariot ; recouvert d’une couverture bordée sous lui.

      – veiller aux vomissements, la tête de l’opéré sur le coté ;

      –  Éviter lors de transport, toute refroidissement et toute secousse.

      – surveiller, cependant, la coloration des téguments, l’agitation ; et le rythme respiratoire.

3 – à l’arrivée du malade.

a)  l’installation de l’opéré dans son lit

         – Replier les draps en accordéon, au pied du lit.

         – Oter le cerceau chauffant, ou les bouillottes.

         – Glisser doucement le patient sur son lit.

         – l’installer en position adéquate.

         – Le couvrir, puis border chaque pièce du linge, séparément.

b)  les différentes positions

      Dans la plus part des cas, et en particulier chez un opéré qui vomit ; et pour éviter la chute de la langue ou l’inhalation des vomissements, le patient est placé en position dorsale, légèrement en coté;

        – Les positions assises et demis assises seront indiquées chez les opérés thoraciques, chez les cardiaques et les obèses. Utiliser pour cela le dossier relevable.

Advertisement

        – La position latérale, ou même ventrale, est conseillée, après certaines opérations sur la colonne vertébrale.

        – La position à plat, ou avec les pieds du lit surélevées, pratiqué en particulier, en cas des hémorragies importantes, ou chez un opéré ayant fait une syncope.         

      – manœuvrer correctement le mécanisme du lit, vers la position prescrite.

c) la mise en cours des premiers soins. 

  Une fois l’opéré placé dans son lit, l’infirmer doit :

          –  commencer l’oxygénation, particulièrement dans des cas d’insuffisants cardiaques ou de chirurgie cardiaque. Le débit et la durée dépendent de l’état général du patient. Ils seront prescrits par le médecin.

        –   mettre en place un brassard pour la surveillance de la TA. La prise de des constantes doit être effectuée, régulièrement, et notée sur la feuille de surveillance.

        – Vérifier la perfusion, la nature du sérum en cours et son débit.

        – S’assurer que l’aiguille ou le cathéter, n’a pas été déplacé au cours du transport.

        -Repiquer, si besoin, le patient de façon à garder une veine pour la réanimation post-opératoire.

        –  Mettre en route une éventuelle aspiration gastro-duodénale post-    opératoire.

        -Placer au besoin une sonde vésicale de façon à recueillir à intervalle régulier les urines. La surveillance de la duirése horaire et de la courbe d’urine, à une grande importance, dans la surveillance post-opératoire.

       – S’assurer du bon fonctionnement des drains.

       – Surveiller le pansement.

   Les données cliniques , les thérapeutiques, et les incidents survenues au cours des suites opératoires, seront rapportées sur la feuille de surveillance ; affichés visiblement sur le mur, prés du lit du paient

4- Après le réveil

              Soulever la tête du patient, doucement, et le mettre progressivement en position demi- assise pour éviter les complications pulmonaires ; sauf, si l’intervention exige une position spéciale.

  IV- Conclusion

     L’opéré est sous l’effet de l’anesthésie, traumatisé, épuisé, incapable de réagir. Il fait de son mieux pour lutter contre les souffrances post-opératoires physiques et psychiques; et pour récupérer totalement, son potentiel physique et mental.

  Le rôle infirmier consiste, donc, à faciliter ce passage, à le rendre simple, confortable, et plus court que possible.

Advertisement
Share

Recent Posts

Advertisement

This website uses cookies.